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CLIN D’ŒIL DU NIGER

CLIN D’ŒIL DU NIGER

CLIN D’ŒIL DU NIGER est une tribune d'animation critique de l'actualité politique africaine. Elle met un point d'honneur à la défense de la démocratie et des droits humains. Elle se propose d'assurer une veille citoyenne en livrant des appréciations empiriques des décisions politiques susceptibles d'entrer en collision avec la normalité démocratique et les droits fondamentaux des citoyens.


BURKINA FASO, L'ÉTAT NOUVEAU

Publié par Maitre Bachir sur 19 Septembre 2015, 07:28am

Peuple du Faso je vous salue !

Mon admiration pour votre combat, votre besoin de démocratie et votre détermination pour y arriver, qui relève si besoin, votre aptitude à rétablir la mémoire du camarade capitaine, l’homme du renouveau et de l’espérance, est très grande. « La démocratie est fondée sur la vertu », déclarait Montesquieu, et le despotisme sur la police. Cette dernière, au Faso, peut être qualifiée de Régiment de sécurité présidentiel (RSP), la désormais milice terroriste aux commandes de laquelle se trouvait le Général Diendéré. Le sens du combat du peuple du Faso doit être compris de tous les peuples épris de démocratie et de justice. Le peuple Burkinabé n’est pas passé par plusieurs chemins pour solennellement déclarer la séparation de l’Etat et de la société sécrète dont le RSP avait pour mission de sécuriser. A vrai dire, le RSP était devenu un micro-Etat, pour ne pas dire un Etat dans un Etat. Cette société anonyme à irresponsabilité illimitée dont les crimes inavouables ne peuvent se perpétuer qu’à condition que le statuquo demeure, autrement, lorsqu’elle reste aux commandes. On comprend donc très aisément, cette interruption brutale, inexplicable et débile, bien que soutenue par les renégats et les indélicats. Ces égoïstes qui, par leur attitude, ont sciemment créé les conditions d’ensevelissement du peuple africain et stopper son développement. Ceux-là même qui, hier, soutenaient les forces impérialistes pour piller, spolier et avachir le continent.  

L’accablant conseil national pour la démocratie (CND) de Gilbert Dienderé, qui se propose pour être un organe de transition, pourrait en réalité s’avérer hybride : mi-tyrannique mi-représentatif. Et laisser un tel organe conduire un seul jour de plus, aux destinées du peuple du Faso, revient tout simplement à remettre en cause la souveraineté du peuple et à anéantir la révolution populaire du 31 octobre 2014.

On peut reprocher à Michel Kafondo son attentisme, mais il est vertueux, contrairement à Diendéré qui ne saurait se prévaloir d’aucune autre vertu si ce n’est le despotisme. Despote, il l’est doublement, et je veux démontrer cela. D’abord en tant que bras armé de la société secrète d’avant révolution, pour ne pas dire l’Etat tyrannique de Campaoré, puis parce qu’il vient par son despotisme, de remettre en cause une transition que le peuple s’est librement choisi. Comment pourrait-il prétendre rétablir la démocratie alors qu’il n’en n’a jamais été un adepte du pluralisme ? Comment pourrait-on donner crédit à sa déclaration de ne pas vouloir s’éterniser alors qu’il ne s’est même pas installé puisque personne au Burkina ne veut de lui ? Comment peut-on croire à sa confession chimérique consistant à nier tout contact avec son faiseur de roi, son maitre bien-aimé ? Vous conviendrez donc avec moi que Diendéré est un dictateur déguisé. En plus c’est un tyran, et les violences actuelles sur la population au Burkina en illustrent parfaitement sa tyrannie. En réalité, pour le CND, tout ce qui n’est pas inclus et exclus et on ne peut espérer d’eux, le respect d’une quelconque égalité des citoyens.

C’est pourquoi, on comprend l’élan patriotique du peuple Burkinabé à rétablir les autorités de la transition. Peuple du Burkinabé, l’espoir est avec vous, la marche radieuse vers l’avenir se dessine, surement pour écarter de vos rangs ces soldats non-aimés de la République. Leur attitude était si déplorable et indécente que la République ne doit même pas les réhabiliter. Chaque fois que l’Afrique tend vers le renouveau, ce sont ces genres d’énergumènes qui nous renvoient huit cases en arrière, et ont l’outrecuidance de prétendre qu’il s’agit d’un grand bon en avant. Pourtant, ces mouvement totalitaires, dits pour la démocratie, trouvent du soutien tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est le cas du CND soutenu par certains Burkinabés, notamment les leaders du CDP ou encore le député socialiste, par ailleurs Président du groupe d’amitié France-Burkina, en l’occurrence M. François Loncle, qui, sans se gêner, a ouvertement soutenu cette action pourtant dénoncée par la France comme tous les autres pays du monde. Une telle attitude troublante d’un parlementaire français, relève tout simplement d’une apologie du terrorisme, passible de peine de prison.  

Ces malfrats indécrottables et pompeux, installés dans les rouages du pouvoir au Burkina, n’ont ni les pouvoirs ni l’envergure d’un comité de direction et le peuple Burkinabé l’a clairement démontré. Je me réjouis d’ailleurs, de la courageuse décision des patriotes burkinabés notamment les magistrats qui ont décidé de suspendre toute activité, les Secrétaires généraux des ministères qui se refusent d’assurer la continuité du service public, l’armée régulière de Bobo diollasso, toujours aux cotés du peuple dans les moments difficiles et troublants ; la liste est loin d’être exhaustif. 

En résumé, je l’aime bien ce peuple du Faso ! La détermination de mieux en mieux organisée, permet, j’en suis certain, de se débarrasser de ces parvenus, condamné à prospérer dans l’ombre de leur maitre ou à disparaître. Mais c’est la seconde option qui, semble être évidente. 

Peuple burkinabé, refuses-toi de marcher à l’étouffée, à l’intimidation et à la peur, car la victoire est certaine. 

Gloire au peuple !
Pouvoir au peuple !
La patrie ou la mort, nous vaincrons ! 

Fraternellement, 
Un des vôtres, africain avant tout.

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